Le gouvernement a, hier, prononcé la dissolution du Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF).
Je connais très peu cette association. J’ai bien compris qu’elle servait de caution à celles et ceux qui reprochent, à plusieurs de collègues députés LFI et à moi, d’avoir signé un appel à marcher contre l’islamophobie le 10 novembre dernier suite à un attentat d’extrême-droite contre une mosquée. Au sujet de ma signature d’un appel comportant celle du CCIF j’avais expliqué dans une tribune de Libération, qu’il m’était aussi arrivé de signer des appels contre l’antisémitisme comptant la signature d’organisations communautaristes comme le CRIF ou même d’extrême-droite comme la LDJ. On conviendra que dans cette comparaison il y a mieux comme expression de sympathie ou de proximité avec le CCIF. Après la marche, j’en ai aussi voulu à son ancien directeur, Marwan Muhammad, d’avoir lancé un « Allahu Akbar » sur lequel se sont jetés tous les adversaires de la marche pour la dénoncer comme communautarisme voir « islamiste », alors que cette marche anti-raciste était à mille lieux de cela et demandait plutôt la protection à la République.
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Député de la 1ère circonscription du 93
Président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale