Les budgets éducatifs baissent, les ministres mentent.

Le ministère de l’éducation s’affole et essaie de contre-argumenter auprès des rédactions des journaux à propos des chiffres que j’ai révélés.

Premier point : l’inflation. Les chiffres que je présente indiquent bien, non une hausse du budget de l’éducation, mais une baisse en euros constants : c’est-à-dire, en tenant donc compte de l’inflation de 2,1 % qui aura fait augmenter les prix en 2026. Car quand les prix augmentent, il faut au minimum que les budgets augmentent autant que les prix, sinon les moyens ne sont plus équivalents à l’an passé, sinon les budgets baissent en réalité. Sur France Inter le 30 juillet 2026, le ministre de l’économie ne déclarait-il que le gouvernement allait « regarder ces histoires d’indexation à l’inflation », et que « c’est une manière efficace de faire des économies » ?

Second point : les pensions. Dans toutes les administrations, des dépenses de retraites existent. Elles s’imposent au Gouvernement, on peut donc ou non les retrancher afin de retenir un périmètre budgétaire « pilotable » dans lequel Gouvernement peut vraiment faire des choix, hors pensions. Or dans sa présentation du budget, le Gouvernement tenait compte, comme il le fait tout le temps, des pensions. Mais une fois le budget déposé et le débat budgétaire engagé, le Gouvernement communique maintenant sur le chiffre hors pensions. Celui qui fait bouger les chiffres quand ça l’arrange, c’est bien le Gouvernement, qui appelle ensuite les journalistes pour leur dire que mes chiffres sont faux.

Clarifions les choses : avec ou sans pensions, il faut tenir compte de l’inflation donc IL N’Y A PAS UNE HAUSSE MAIS BIEN UNE GROSSE BAISSE DU BUDGET DES COLLÈGES ET LYCÉES.

Et c’est la même chose pour les universités, le Gouvernement veut bien faire BAISSER les budgets l’an prochain.

Enfin il y a bien 1 588 postes d’enseignants en moins dont 992 dans le second degré (cf. projets annuels de performances du PLF). Au lieu de profiter de la baisse de la démographie scolaire pour garder les classes surchargées, le Gouvernement ferait mieux de réduire le nombre d’élèves par classe pour améliorer les conditions pour les élèves et pour les enseignants.

Je vous présente tous les détails dans ce graphique.

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